Vue d'une habitation près la Havane, à Cuba. Illustration.
Ma Biographie
11/4/2022

Une autobiographie à lire – Autobiographie d'une esclave, Hannah Crafts

Aujourd’hui, dans notre rubrique Une Biographie, nous vous présentons des biographies et autobiographies qui nous ont marquées. L'occasion pour vous de découvrir des livres de qualité et d'ajouter plein de nouvelles lectures à votre liste.

Aujourd’hui, nous nous intéressons à Autobiographie d’une esclave, écrite par Hannah Crafts. En 2001, un professeur spécialiste en histoire afro-américaine de l'Université de Harvard, découvre ce manuscrit, rédigé par une esclave qui avait échappé à ses maîtres. L'autobiographie romancée de la vie difficile d'Hannah Crafts sera publiée l'année suivante. Il s'agit certainement du premier livre écrit par une femme noire.

Gravure de Jane Johnson, esclave affranchie
Gravure de Jane Johnson, esclave affranchie ©The Underground Railroad/William Still/1872

L'autobiographie en quelques lignes

"Oh ! Vivre libre, vivre libre..." C'est dans les années 1850, avant même qu'éclate la Guerre de Sécession, qu'Hannah Crafts, "mulâtresse" née en Virginie, rédige dans l'intimité de sa chambre son autobiographie romancée. Elle y décrira son enfance malheureuse en Virginie, sa vie d'esclave, d'abord au domaine Lindendale fondé par Clifford de Vincent, puis au sein de la famille Henry et enfin, auprès des Wheeler, dont elle réussira à s'échapper de la plantation en 1857. Elle gagnera le New Jersey où elle rencontre son époux et devient institutrice au sein d'une communauté afro-américaine.

"Mais ceux qui s’imaginent que les plus grands maux de l’esclavage résident dans la souffrance physique n’ont pas une idée juste ou rationnelle de la nature humaine. L’âme, l’âme immortelle, aspire à mille et une choses indissociables de la liberté." Hannah Crafts, Autobiographie d'une esclave

À travers son récit autobiographique, Hannah Crafts décrit la vie quotidienne des esclaves noirs. Elle nous apporte ses réflexions sur les Blancs et les Noirs du XIXe siècle.

Notre avis sur l'autobiographie

Cette autobiographie, accessible dans sa lecture, nous permet de pénétrer dans le monde des esclaves de maisons depuis l'intérieur, de découvrir la diversité des conditions sociales au sein même des esclaves : les esclaves des champs de coton, les servantes... Les variations des teintes de peaux noires instauraient une autre forme de ségrégation entre les esclaves eux-mêmes.

Peinture représentant un convoi d'esclaves afro-américains
Convoi d'esclaves au XIXᵉ siècle ©Getty/Photo Josse/Leemage

Ainsi, Hannah Crafts nous fait don d'un recueil de souvenirs précieux par son authenticité. Rappelons, en effet, que les principaux récits et autobiographies d'esclaves de cette époque ont été en réalité écrits par des blancs abolitionnistes.

L'auteur s'imprègne de ses lectures clandestines de Scott et Dickens dans la bibliothèque de ses maîtres, pour nous offrir un style bien à elle, mêlant suspense, angoisse et pointes d'humour.

En somme, Autobiographie d'une esclave est à lire sans modération !

Et si vous écriviez vos mémoires ?

Comme Hannah Crafts, vous avez eu une vie remplie d'événements marquants (moins dramatiques on espère… !) et vous vous dites qu'il faudrait l'immortaliser par écrit ? En effet, écrire ses mémoires a de nombreux intérêts. Tout d'abord pour se souvenir de ce qui a été vécu de beau, de joyeux, de plus triste et prendre du recul sur son parcours de vie. Écrire ses mémoires permet également de faire la paix avec certains souvenirs, comprendre et accepter ses moments de vie. Enfin, à l'instar d'Hannah Crafts, écrire ses mémoires permet de laisser une trace, aussi bien d'une époque que de vous-même.


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